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Eglise protestante de Genève
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Consistoire

Résumé – Session du Consistoire des 27 et 28 novembre 2025

Le Consistoire de l’Église protestante de Genève (EPG) a tenu une session le jeudi 27 et le vendredi 28 novembre 2025 au Centre paroissial de Malagnou.

Présentation du budget 2026 de l’EPG

Freepik

À cette occasion, les délégués du Consistoire se sont penchés sur le budget 2026 de l’EPG, présenté par Yllka Abdullahi, nouvelle responsable financière de l’EPG, et Joël Rochat, trésorier de l’EPG et membre du Conseil du Consistoire.

Cette présentation a été l’occasion de remercier chaleureusement le responsable financier de l’EPG, Didier Neuvecelle, à l’heure de son départ en retraite. Yllka Abdullahi lui succède dès ce mois de décembre.

Dans son mot d’introduction, Joël Rochat a indiqué que le projet de budget avait reçu un avis favorable de la Commission financière avec une demande expresse de cette dernière de renforcer le budget pour la recherche de fonds.

Il a également souligné que la tendance à la baisse des dons libres s’était poursuivie en 2025. En lien, outre les initiatives déjà en cours pour inverser cette dynamique, de nouvelles actions seront lancées en 2026 afin de responsabiliser les protestants davantage à l’égard de leur Église. Ces actions seront détaillées lors de la prochaine session du Consistoire.

Les délégués au Consistoire ont adopté le budget 2026 à l’unanimité moins deux abstentions.

Le budget 2026

Ce dernier s’inscrit dans la continuité des budgets des années précédentes : la poursuite des efforts de stabilisation des dépenses de fonctionnement et la stabilité de la masse salariale. Il prévoit un résultat déficitaire à -89 328 francs, en légère hausse par rapport à 2025.

Il tient compte des défis majeurs auxquels l’EPG fait face et va continuer à faire face ces prochaines années :

  • La dépendance aux dons et aux legs, part majoritaire de son financement, et la proportion insuffisante de ses revenus pérennes.
  • La baisse globale continue des dons libres, qui se poursuit au même rythme que les années précédentes, et qui ne sera pas compensée par la progression insuffisamment rapide des revenus pérennes, notamment des revenus issus de l’immobilier de rendement.

Charges

L’évolution des charges en 2026 prévoit une augmentation contenue grâce à la rigueur budgétaire des personnes impliquées dans l’exercice.

Les charges du personnel (ministres ainsi que personnel administratif et technique) sont prévues en légère augmentation de 1,8 % par rapport au budget 2025 afin de tenir compte de la progression naturelle des salaires et des charges sociales, dans un contexte où des stagiaires rejoignent l’EPG. Les autres charges de mission sont en augmentation de 2,3 %.

Les charges hors mission devraient quant à elles demeurer stables en 2026 et les charges d’amortissement devraient pour leur part diminuer de 200K.

Revenus

Revenus de mission

Les revenus de mission budgétés en 2026 sont prévus en baisse de 161 000 francs, représentant une diminution de 1,7 % par rapport à l’année précédente.

Parmi ces derniers, les dons libres sont prévus en baisse de 336 000 francs.

Les dons affectés – c’est-à-dire versés à l’EPG pour une utilisation sur des projets précis – sont quant à eux prévus en hausse de 8 % par rapport à 2025, représentant une augmentation de 249 000 francs.

Revenus hors mission

Les revenus hors mission sont pour leur part prévus en baisse d’environ 152 000 francs en 2026.

Parmi ces derniers, les revenus budgétés des titres sont prévus en diminution par rapport à 2025 en lien avec l’évolution des marchés à l’échelle internationale.

Les revenus immobiliers budgétés en 2026 se basent quant à eux sur ceux de 2025, notamment l’exploitation des immeubles des Eaux-Vives et de Jussy.

Revenus extraordinaires


Aucun revenu extraordinaire n’a été budgété pour 2026, en conformité avec les normes comptables appliquées (Swiss GAAP RPC 21).

Le budget prévoit l’utilisation de fonds affectés afin de combler une partie du déficit de mission. L’utilisation de ces fonds est sensiblement supérieure à celle prévue dans le budget 2025.

Conclusion

Dans l’ensemble, le budget 2026 révèle une dégradation du rapport entre charges et revenus de mission, ce qui constitue un défi à adresser pour permettre à l’EPG de continuer à assurer ses nombreux engagements dans la durée. Ce défi ne pourra être surmonté que de manière collective, grâce à une coordination et une complémentarité entre les différents lieux, le Secrétariat de l’EPG et les autres entités impliquées dans l’Église.

Budget d’investissement immobilier 2026

Lors de la session, Yllka Abdullahi a également présenté, pour la première fois et à titre informatif, le budget d’investissement immobilier de l’EPG pour 2026.

L’année prochaine, l’EPG a prévu d’engager 3,6 millions de francs dans la transformation du temple de Saint-Jean afin d’y accueillir l’Église des Enfants. Cet investissement fait l’objet d’efforts de recherche de fonds dédiés depuis une année. À l’heure actuelle, les trois quarts du financement des travaux, qui s’étaleront sur deux ans, ont été sécurisés.

En parallèle, l’EPG investira  6,5 millions de francs dans des projets immobiliers de rendement, notamment dans un projet de bâtiment à Cartigny et dans le remplacement du centre paroissial de la Servette par un bâtiment comprenant des appartements ainsi que des locaux paroissiaux et commerciaux.

Renouvellement de la collaboration avec l’organe de révision PwC pour 2026

La présentation du budget 2026 de l’EPG a également été l’occasion pour Joël Rochat, trésorier de l’Église, de proposer le renouvellement du mandat des auditeurs PricewaterhouseCoopers (PwC) pour l’année 2026. Les consistoriaux ont approuvé le renouvellement à la majorité moins un refus et une abstention.

Proposition autour de la liturgie de l’EPG

© Alain Grosclaude

L’EPG n’a plus, à l’heure actuelle, de liturgie qui lui soit propre. C’est le constat qu’a fait Emmanuel Rolland, secrétaire général adjoint à la mission lors de la première soirée du Consistoire.

Rappelant en préambule l’historique de la liturgie, il a souligné que Guillaume Farel avait été le premier en 1533, avant même l’adoption de la Réforme à Genève, à éditer une liturgie réformée en langue française. Jean Calvin en éditera une à son tour neuf ans plus tard, qui sera ensuite actualisée au fil du temps jusqu’au XVIIIème siècle, lorsque des prières issues du courant « libéral » seront introduites aux côtés de prières de tradition calviniste. Ce mouvement d’actualisation permanente se poursuivra jusqu’à la liturgie de 1945, la dernière à avoir été publiée à ce jour, par et pour l’EPG.

Ainsi, à l’heure actuelle, et depuis les années 80, chaque ministre de l’EPG compose sa liturgie au gré des besoins et de sa créativité.

Quelle que soit la qualité de ces créations ou de ces compositions, cette pratique a ses limites : la liturgie de l’EPG n’est ainsi plus l’œuvre d’une Église mais le produit de l’imagination ou du choix de chacun·e de ses ministres.

Emmanuel Rolland a ainsi proposé au Consistoire d’engager une réflexion sur la nécessité de produire une liturgie communautaire pour l’EPG, adaptée à notre temps, et puisant à la fois dans les trésors de la tradition de l’Église et dans les acquis de notre réalité ecclésiale genevoise (inclusivité, diversité, œcuménisme).

Parmi les avantages avancés : donner aux fidèles des repères plus réguliers et plus stables afin de faciliter leur participation aux célébrations ; donner aux ministres des ressources communes sur lesquelles s’appuyer afin que tout ne repose pas sur leur seule inspiration ; et donner à l’EPG une liturgie, fruit d’un consensus spirituel, afin d’augmenter sa cohésion et son unité.

Les consistoriaux ont ensuite été invités à échanger en petits groupes sur le sujet. Parmi les conclusions qui en sont ressorties, les délégués ont notamment souligné l’importance d’avoir des repères communs dans le déroulement du culte, à l’image d’une colonne vertébrale. Ils ont également souligné le difficile équilibre à trouver entre, d’une part, cette colonne vertébrale qui joue un rôle dans le sentiment de reconnaissance et d’appartenance à l’Église, et d’autre part, le besoin de préserver une forme de créativité, la liberté d’interprétation du ministre et également la contextualisation du culte.

Tout en soulignant les avantages que pourrait apporter une liturgie commune dans l’accueil de nouveaux venus et dans le travail des ministres, ils ont également souligné l’importance dans ce cadre de ne pas tomber dans des extrêmes d’uniformisation.

Les délégués ont en outre souligné leur attachement à certains rituels et pratiques, qui sont aussi vus par certains comme structurant déjà suffisamment le culte, à l’image notamment de la sainte cène, la grâce, la louange, la bénédiction, la prière d’intercession, la prière du Notre Père, les chants ou encore la lecture des Évangiles et la prédication.

La sensibilité à l’interculturalité et la capacité de l’EPG à s’adapter non pas aux ministres, mais à la grande variété des publics auxquels elle s’adresse, y compris les nouveaux venus, a en outre été mise en avant comme une grande valeur de notre Église.

Les observations des délégués seront reprises par un groupe de travail constitué par Emmanuel Rolland. Ce groupe se penchera sur la question et soumettra des propositions au Consistoire, à la suite de ses travaux. Dans le cadre de sa mission, le groupe de travail devra s’assurer que ses propositions reflètent la diversité de notre Église et la liberté liturgique des ministres.

Prix Colladon 2026 de l’EPG

© Freepik

Jeudi soir, trois délégués au Consistoire – Georgette Gribi, Gaudenz Perrot et Flore Brannon – ont été élus membres du jury du Prix Colladon 2026, qui sera remis en novembre de l’année prochaine.

Pour rappel, le Prix Colladon de l’EPG – Vues du protestantisme est attribué tous les deux ans par l’EPG, à un ouvrage remarquable sur le protestantisme, ou rédigé dans une perspective protestante, par un·e auteur·e ayant un lien particulier avec Genève ou avec l’EPG. À la suite de la décision du Consistoire d’étendre le prix à des œuvres multimédias, le prix sera désormais remis, alternativement à un ouvrage ou une œuvre multimédia.

Le prix 2023 ayant récompensé des ouvrages, le prix 2026 sera consacré, pour la première fois, à une œuvre multimédia.

Le périmètre du prix et les critères d’éligibilité de cette version multimédia seront définis par les membres du jury nouvellement élus.

Point de situation sur le chantier de restauration du temple de la Fusterie

© Eric Roset

Le temple de la Fusterie est en restauration depuis 2021. La phase la plus délicate du chantier est à présent terminée.

La recherche de fonds menée par la Fondation pour la conservation des temples genevois construits avant 1907 pour financer ce projet de restauration a bien avancé. Le financement pour assurer la finalisation du chantier est en grande partie assuré.

Dans l’optique de la réouverture prochaine du temple, un groupe de réflexion s’est constitué. Coordonné par Joël Rochat, trésorier de l’EPG et membre du Conseil du Consistoire, et comprenant sept membres d’horizons diverses, le groupe a proposé des pistes pour son utilisation future.

Comme c’était le cas par le passé, le temple redeviendra un espace ouvert sur la ville, offrant un programme à la fois cultuel, culturel et sociétal, ainsi qu’un lieu d’échange et de rencontre. Cette utilisation mixte lui permettra de remplir une mission au service de l’Église et de la cité.

Les espaces réaménagés du temple offriront beaucoup plus de possibilités d’accueil et d’activités qui se reflèteront au travers d’une offre renforcée envers des publics plus larges.

S’agissant de l’utilisation ecclésiale du temple, le concept sera défini sous la supervision de France Bossuet Rutgers, chargée de ministère à l’Espace Fusterie. Il inclura des temps d’ouverture du temple avec un espace d’accueil et un espace méditatif. Il proposera des temps de méditation, de prière, de célébration et de commémoration, ainsi que des temps de rencontre et d’échange. Le programme sera réalisé en coordination avec le programme culturel, et en collaboration avec les autres lieux d’Église de l’EPG en centre-ville. Il sera également développé dans une optique d’ouverture œcuménique et interreligieuse.

S’agissant de la future programmation artistique, cette dernière sera conceptualisée par Stephan McLeod, musicien et directeur artistique de Gli Angeli. Le temple proposera un programme éclectique, essentiellement mais pas uniquement musical. Il réunira des acteurs culturels genevois, suisses et internationaux.

L’élaboration du concept détaillé est en cours. Ce dernier devrait être soumis au Consistoire pour validation lors de sa session de mars 2026, à la suite de quoi, la planification et la recherche de fonds pour l’ouverture de ce nouveau lieu débuteront. La première saison se déroulera en 2028-29.

Adhésion à la Cevaa

Lors de la seconde soirée du Consistoire, les délégués ont également été appelés à se prononcer sur le maintien de l’EPG au sein de la Communauté d’Églises protestantes en mission (Cevaa – www.cevaa.org) dont l’EPG est membre. La Cevaa unit plus d’une trentaine d’Églises présentes dans 25 pays sur cinq continents. Comme d’autres Églises de Suisse romande, l’EPG a contribué à sa fondation en 1971.

La Cevaa est un vaste réseau d’Églises protestantes francophones permettant des ouvertures sur des manières différentes d’être et de faire. Il s’agit de la seule communauté internationale œcuménique francophone au niveau du protestantisme qui permette aux Églises protestantes de se rencontrer et aux Églises suisses d’échanger au niveau théologique, pratique, écologique, de formation et d’échange de personnes.

Outre la participation à la gouvernance de la Cevaa, les interactions entre l’EPG et la Cevaa se situent à plusieurs niveaux :
 
a) Des actions communes comme par exemples des plateformes de ressources (liturgie, etc…), ou encore des camps internationaux de jeunesse.
b) Des échanges de personnes : par exemple des échanges jeunesse ou l’envoi de ministres, comme ce fut le cas du pasteur Espoir Adadzi, arrivé à l’EPG dans le cadre de l’un de ces échanges.
c) Des projets d’Église à l’image de projets diaconaux.

La participation de l’EPG à la Cevaa ces dernières années a été bénéfique grâce à l’engagement de bénévoles qui n’ont pas compté leurs heures pour accompagner des projets ou être des relais. L’EPG continuera de dépendre de tels engagements afin de pouvoir transformer les potentiels qu’offre cette communauté en bénéfices partagés pour la mission.

S’agissant de la participation financière de l’EPG à la Cevaa, celle-ci ainsi que celles des autres Églises réformées romandes, étaient jusqu’ici versées à travers l’association DM à hauteur de 250 000 euros annuels. Néanmoins, par manque de ressources, DM se voit obligée de réduire progressivement cette participation annuelle et ne versera plus de contribution à la Cevaa au nom des Églises réformées dès 2028. L’EPG contribue également à la Cevaa via une participation annuelle volontaire depuis au moins une dizaine d’années.

Vendredi soir, les délégués au Consistoire ont approuvé à l’unanimité moins une abstention le maintien de l’adhésion de l’EPG à la CEVAA. Dans ce cadre, la participation volontaire annuelle de l’EPG, à hauteur de 8 000 francs, sera maintenue.

Enquête sur les relations œcuméniques et interreligieuses à Genève

Commémoration des 60 ans du Concile Vatican II – © Eric Roset

Vendredi soir, les membres de la Commission pour les relations œcuméniques et interreligieuses de l’EPG ont présenté les conclusions de l’enquête menée dans le courant de l’année 2025 sur l’état de relations œcuméniques et interreligieuses dans le canton de Genève.

L’enquête a bénéficié d’une bonne représentativité. Parmi les 39 réponses recueillies, toutes les régions ainsi que neuf entités cantonales étaient représentées. Les laïcs et ministres étaient également représentés à part égale dans les réponses.

Relations avec les Églises protestantes et évangéliques

Les répondants ont indiqué entretenir des relations avec 24 communautés protestantes et évangéliques différentes, la plupart de petite taille. Plus de 30% ont indiqué avoir des relations en particulier avec l’Église évangélique libre de Genève et l’Église protestante luthérienne.

Relations œcuméniques

Concernant les relations de l’EPG avec les autres Églises chrétiennes du canton, 95% des répondants ont indiqué avoir des relations actives avec l’Église catholique romaine (ECR). Outre les célébrations, il existe une forte prévalence d’activités communautaires destinées aux adultes (repas, groupes de partage…). La collaboration dans le cadre des aumôneries (AGORA, Pôle Santé, etc.) est également excellente. S’agissant de la transmission, l’éveil à la foi est également fréquemment organisé de manière œcuménique, à l’inverse des activités jeunesse qui ne semblent pas bénéficier à l’heure actuelle du même élan œcuménique à travers le canton. À noter que les répondants ont relevé des difficultés récentes lié au non-renouvellement de poste de prêtres dans certains lieux du canton, à l’arrivée de nouveaux prêtres peu enclins à s’adapter à la liberté de pratique qui prévaut à Genève, ou encore au fait que les décisions sont laissées à la discrétion des prêtres. L’EPG est souvent perçue comme moteur des activités œcuméniques, ce qui véhicule aussi une peur sous-jacente de dissiper ses forces.

Outre l’ECR, l’EPG entretient des relations avec l’Église catholique-chrétienne (ECC) au niveau cantonal. Ces relations sont plus ténues au niveau régional en raison de la petite taille de l’ECC. Elle entretient en outre des relations avec onze autre Églises chrétiennes à travers le canton, essentiellement à l’échelon local et dépendant de connaissance personnelles.

Plusieurs Églises orthodoxes ont également été citées, bien que les différences ecclésiologiques avec ces dernières limitent la possibilité de célébrations communes.

Relations interreligieuses

S’agissant des relations interreligieuses, elles sont essentiellement vécues via des liens personnels et grâce à des instances à l’image de la Plateforme interreligieuse de Genève (PFIR). Ces communautés, en raison de leur caractère minoritaire, n’ont souvent pas de présence locale à Genève. L’EPG a néanmoins développé des relations interreligieuses avec trois communautés en particulier : la Communauté juive libérale ; la Communauté musulmane albanophone Dituria ; et la Communauté Baha’ie.

Facteurs favorisants les relations

Les contacts personnels entre des membres de différentes communautés et les bureaux régionaux de l’œcuménisme (ou pastorales œcuméniques) ont été régulièrement cités comme les éléments clés qui permettent, respectivement, le développement d’activités œcuméniques et/ou interreligieuses, et la pérennisation de ces activités.

Les principales motivations à entretenir les relations œcuméniques incluent l’enrichissement mutuel, le témoignage d’unité et l’offre d’activités en commun.

À contrario, les obstacles aux relations tant œcuméniques qu’interreligieuses tel que relevés par les répondants incluent notamment le manque de temps, le manque de disponibilité et d’intérêt des autres communautés ainsi que les divergences théologiques et d’ordre éthique et sociétal.

Dans l’optique de développer les liens avec d’autres Églises, plusieurs pistes et suggestions ont été retenues : l’organisation d’une journée des ministres en collaboration avec l’ECR ; la création de pastorales œcuméniques dans les régions où cela n’existe pas encore ; et l’exploration de pistes pour une meilleure collaboration au niveau de la pastorale jeunesse.

La Commission souhaite aussi réfléchir aux risques et aux opportunités liés à l’évolution démographique de la population protestante à Genève, et notamment les impacts potentiels de la réduction des forces ministérielles sur les activités œcuméniques ; l’intérêt du regroupement œcuménique de certaines activités permettant d’atteindre une masse critique bénéfique à l’activité malgré la contraction du nombre de protestants ; et l’intérêt d’offrir des activités de découverte de la Bible et d’évangélisation sous une bannière œcuménique, dans la mesure où elles peuvent contribuer à un message d’ouverture.

S’agissant du manque de temps des ministres, cité comme obstacle numéro un aux développements de relations œcuméniques, Marc Vuilleumier Stückelberg, président de la Commission pour les relations œcuméniques et interreligieuses, a souligné la nécessité pour les conseils de paroisse d’aborder la question afin de pouvoir discerner si oui ou non ils souhaitent investir dans l’œcuménisme. 

La Commission pour les relations œcuméniques et interreligieuses souhaite pouvoir répertorier l’ensemble des initiatives proposées à l’échelle du canton et également faire circuler ces informations. À plus court terme, elle souhaite également rassembler les informations sur les événements organisés dans le canton à l’occasion de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens en janvier 2026.

À cette fin, chacune et chacun est invité·e à relayer toute information utile à la Commission via l’adresse e-mail suivante : CROI@protestant.ch 

Présentation de DM-Dynamique dans l’échange

Deux représentants de l’association protestante « DM – Dynamique dans l’échange », Patrick Felberbaum, président du Conseil de l’association, et Benjamin Simon, son nouveau directeur, sont venus présenter cette dernière et rappeler sa mission.

L’association DM soutient des projets et organise l’échange de personnes dans un esprit de réciprocité, en partenariat avec des Églises et organisations de la société civile en Afrique, dans l’océan Indien, en Amérique latine, au Moyen-Orient et en Suisse.

Présente dans 14 pays, elle est active dans les trois domaines de l’agro-écologie, de l’éducation et du vivre-ensemble (notamment avec la formation théologique et interreligieuse).

L’EPG bénéficie déjà d’une riche collaboration avec DM dans le domaine de l’échange de personnes. Ces cinq dernières années, 13 genevois sont ainsi partis dans le cadre de ces envois. Dans le cadre de la réciprocité de ces envois, plus de 40 personnes ont également été accueillies ces cinq dernières années par les Églises de la CER (Conférence des Églises Réformées romandes).

DM propose aussi aux Églises de vivre la mission en Suisse, par le biais de rencontres, visites et échanges.

Les Églises contribuent activement au budget de DM. L’association souffre néanmoins depuis plusieurs années de la diminution de ses recettes. Son président, Patrick Felberbaum, a ainsi appelé les Églises à ne pas oublier leur soutien à l’association.

Son nouveau directeur, Benjamin Simon, a pour sa part précisé l’intention de DM d’encourager les Églises membres à s’engager directement avec les organisations partenaires de l’association et a donc appelé celles et ceux intéressés à faire part d’idées ou de propositions pour des projets communs. Il a également rappelé l’expertise de DM dans le domaine de l’interculturalité et proposé l’exploration, à Genève, d’une réflexion en la matière.

Il a enfin souligné qu’2026, le Dimanche des Églises en mission serait fêté le 25 janvier. Ce dernier aura pour thème la justice (‘Heureux sont celles et ceux qui ont faim et soif de justice’). Ce sujet biblique guidera également les activités de DM durant toute l’année 2026.

Licenciement des journalistes de Protestinfo

En lien avec la décision de la CER de se séparer, en octobre 2025, des deux journalistes composant l’agence de presse protestante Protestinfo, un certain nombre d’articles sont parus dans les médias à ce sujet. Dans ce contexte, Chantal Eberlé, présidente de l’EPG, a souhaité apporter des clarifications. Elle a ainsi souligné que la décision de la CER de se séparer des journalistes n’était pas liée à une tentative de censure d’un article mais à de relations difficiles qui ont induit une perte de confiance totale. Malgré des tentatives pour rétablir cette dernière, le désaccord a été jugé irrémédiable. Le motif de la séparation n’est donc pas journalistique, mais institutionnel. En lien, l’assemblée de la CER a mandaté un groupe, fin novembre, pour étudier le processus qui a mené au licenciement des journalistes, en tirer les leçons qui s’imposent et envisager l’avenir de l’agence de presse et son fonctionnement.

Événements 2026

Réflexion 2026 sur le financement de l’EPG

Profitant de la troisième année thématique de l’EPG (2026-27) qui sera consacrée à la ‘responsabilité’, une réflexion sur la responsabilité de la communauté dans le financement de l’Église sera proposée l’année prochaine. Cette dernière se déclinera en trois temps :

  1. Les paroisses seront tout d’abord sollicitées pour réfléchir aux façons concrètes de soutenir les finances de l’EPG, et notamment d’enrayer la baisse des dons, dans le but de conserver les postes ministériels voire d’envisager des développements.
  2. Lors du week-end de l’Assemblée de l’Église, le samedi 30 mai, les travaux des conseils seront présentés avec des pistes concrètes à mettre en œuvre.
  3. En automne, une matinée de travail permettra de faire le point et d’évaluer les premiers résultats.

Conférence sur la catéchèse – 8-12 juin 2026

La conférence européenne de l’éducation chrétienne (ECCE) aura lieu du 8 au 12 juin 2026 en Suisse (entre Zürich, Leysin et Genève). Le Ministère cantonal Enfance de l’EPG sera impliqué dans cette conférence. Informations à suivre.

Formation sur les réseaux sociaux – printemps 2026

Une formation de familiarisation à la gestion des réseaux sociaux (Facebook et Instagram) sera proposée aux lieux de l’EPG (paroisses, espaces, ministères) au printemps 2026 (date à confirmer). Elle s’adressera spécifiquement aux personnes (secrétaires, conseillers, ministres) qui gèrent déjà une présence sur les réseaux sociaux pour leur paroisse, espace ou ministère, ou qui ont l’intention d’entreprendre un tel travail à court terme.

La date de cette formation parviendra aux lieux par e-mail, d’ici quelques semaines.

Proposition de mise en place de défibrillateurs dans les temples

Les lieux de l’EPG intéressés d’équiper leur temple d’un défibrillateur peuvent prendre contact avec Alain Anderegg, délégué suppléant au Consistoire pour le personnel administratif et technique de l’EPG (alain.anderegg@protestant.ch) concernant les conditions de location ou d’achat d’un appareil.  

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Seul le mémorial fait foi