Répondant à l’appel du président de la Confédération, Guy Parmelin, de marquer une minute de silence, le vendredi 5 mars 2021, en mémoire des victimes de la Covid-19, les aumôniers des HUG, entourés de la direction de l’hôpital, ont souhaité leur rendre hommage ce jour-là. Un événement rare où l’équipe du service des Aumôneries des HUG, toutes religions et traditions confondues, était réunie sur les différents sites de l’hôpital cantonal pour proposer un temps de recueillement en lien avec la pandémie.

Les aumôniers protestants présents sur les sites de Cluse-Roseraie, de Bellerive, Loëx et des Trois-Chêne ont offert leur présence et leur soutien aux visiteurs, patients, proches et personnel soignant de l’hôpital pour cette commémoration particulière : le 5 mars 2020, la première victime de la Covid-19 était identifiée sur le territoire national, le début d’un long décompte macabre qui n’a toujours pas cessé. Le coronavirus a fait plus de 9’000 victimes en Suisse à ce jour…

Ce vendredi 5 mars, le public était invité par les aumôniers, devant l’entrée principale des HUG à Genève, à allumer une bougie en mémoire des victimes de la pandémie et à la déposer sur un chemin parsemé de fleurs blanches en signe de deuil et rouges en signe de vie. Chaque personne a eu la possibilité de laisser un mot, un témoignage, une prière dans un livre d’or disposé sur des tables des deux côtés du chemin de fleurs.

La minute de silence a été annoncée par Bertrand Levrat, directeur des HUG, à 11h59, aux côtés des aumôniers, avant que les cloches des églises ne sonnent. Cet hommage vibrant et témoignage de solidarité avec le personnel médical de l’hôpital des aumôniers a été relayé par la presse et la direction de la communication des HUG qui a travaillé de pair avec l’assistante des Aumôneries pour organiser cet événement. Jérémy Dunon, pasteur et responsable de l’Aumônerie protestante à l’hôpital, invité de la RTS pour le direct de 12h45 ce vendredi 5 mars, a insisté sur l’importance de la collaboration avec les équipes soignantes et les difficultés rencontrées depuis le début de la crise sanitaire. Pour Nathalie Schopfer, pasteure aumônier, interviewée le même jour pour le 19h30 de la RTS, « apaiser la peine, se souvenir, mais aussi pouvoir se tourner vers l’avenir », c’est l’espace que ce moment de recueillement se proposait d’offrir.

Une tâche sans relâche pour les aumôniers des HUG qui continuent d’effectuer des visites dans les différentes unités de l’hôpital depuis le début de la pandémie, et ce malgré la présence du virus, pour être aux côtés de ceux qui souffrent, de leurs proches et des soignants.

Annaëlle Arki (Aumôneries des HUG)