Dans l’enfance, les Rameaux, c’était la voix de ma grand-mère, épouse de pasteur, qui annonçait ce dimanche un peu spécial, avec un « a » bien appuyé, avec accent, les Rââââmeaux, on savait surtout que c’était un bon repas de midi dans un jardin aux fleurs de printemps. Après, les Rameaux, c’était un samedi dans les bois à cueillir des branches pour les paroissiens qui nous prêtaient un local pour les scouts, puis on les proposait à l’entrée de la messe de 17h00 en échange de quelques sous, et c’était terrible, parce que les gens se battaient presque pour avoir les plus beaux morceaux, ils en prenaient plein en disant que c’était pour leur voisine, leur parrain, leur grand-père et on avait l’impression de se faire avoir, et les gens voulaient savoir si elles étaient déjà bénies, ces petites branches de buis. On ne savait encore pas vraiment ce que c’était.

Contexte par Anouk Dunant Gonzenbach

Rendez-vous sur le site Sans le seuil pour lire la suite et en apprendre plus sur « Les Rameaux »