Dimanche 23 février 2020

Psaume 31


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Mon rocher, ma trappe, c’est toi. Fais-moi sortir de ce filet qu’ils ont enfoui pour moi. Dans ta main, je dépose mon souffle, mon esprit. Combien de prévenus mal auditionnés se reconnaissent dans cette élégie de l’homme traqué, ce cri de révolte face à une «justice» qui se prend pour Dieu? Et ces personnes qu’une faute, un handicap ou un défaut stigmatisent? «L’Epouvantail» (v. 14), sobriquet qui emprisonne notre psalmiste et certains prophètes : ce psaume les propose à notre intercession. La plainte et la foi sont deux registres dont le psalmiste use en alternance pour exprimer l’instabilité de sa situation devant Dieu : tentée par le désespoir, sa foi l’emporte, qui s’en remet à Dieu. C’est donc un psaume de soumission que la tradition des prières d’Israël a véhiculé jusqu’à Jésus en agonie. En ce dimanche d’avant-Carême, entrons sans peur dans le temps des remises en question et refondations. Aujourd’hui encore, Jésus prie pour nous associer à la confiance mise en ce Père en qui nous trouvons forteresse et abri.


Prière: Echo dans les textes de ce dimanche «Les fondations sont déjà là : c’est Jésus-Christ. Personne ne peut en placer d’autres.» (1 Co 3,9-23) «Priez pour ceux qui vous font souffrir. Alors vous serez vraiment les enfants de votre Père qui est dans les cieux.» (Mt 5,38-48) Cantique «PsC» n° 329; «Alléluia» n° 36-05  

Référence biblique : Psaumes 31

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