En tenant compte de la Déclaration de foi de notre Eglise: une vision à l’horizon 2020
Dans la confiance en l’Esprit Saint qui nous accompagne, nous sommes appelés à être une Eglise de témoins de Jésus-Christ qui va à la rencontre de tous ;
une Eglise affranchie des logiques de « territoires »,
témoignant jour après jour, par ses diverses communautés et avec d’autres Eglises, de son appartenance au Dieu vivant  et valorisant les talents de chacune et de chacun.
Nous nous engageons à être une Eglise traversée, transformée par la joie du Christ et par sa compassion avec la  souffrance humaine.
Texte adopté par le Consistoire le 19 septembre 2013

Nous avons souhaité redevenir une Eglise qui témoigne. Afin d’éclairer plus encore nos engagements, Albert-Luc de Haller, pasteur et modérateur de la Compagnie des pasteurs et des diacres jusqu’en 2014, commente cette vision.

Nous sommes appelés à être une Eglise de témoins de Jésus-Christ.

Donc de gens qui savent pourquoi ils désirent en faire partie et qui en ont exprimé, d’une manière ou d’une autre, la volonté ; cela a comme conséquence que nous réfléchissions à la qualité de membre, à la
manière de soutenir financièrement l’Eglise, etc.

Une Eglise qui va à la rencontre de tous.

C’est-à-dire une Eglise qui n’est pas exclusive, qui ose aller à la rencontre pour témoigner, pas pour obliger ; cela a des conséquences sur l’organisation des lieux de contacts entre la société et l’Eglise, sur la place de nos bâtiments, sur les priorités de présence dans des lieux non-ecclésiaux. Nous devons passer d’une Eglise de tous à une Eglise pour tous.

une Eglise affranchie des logiques de territoire.

C’est-à-dire une Eglise qui ne vit plus selon le seul modèle des découpages géographique ou thématique encore valables en certains endroits, plus du tout dans d’autres. Une Eglise qui a le courage de secouer le carcan d’une organisation peu souple en allégeant ses structures. Une Eglise qui accepte de ne pas être partout tout le temps.

Une Eglise qui témoigne au quotidien, avec ses diverses communautés, de son appartenance au Dieu vivant et valorise les talents de chacune et de chacun.

Autrement dit, une Eglise nourrie par la relation quotidienne avec Dieu et la reconnaissance pleine et entière de chacun de ses membres dans ce qu’il peut apporter au témoignage commun. Nous devons repenser les relations au sein de la communauté, entre ministres et bénévoles, mais aussi réfléchir au présupposé que nous avons qu’il n’y a pas de communauté sans
ministre…

Nous nous engageons à être une Eglise traversée, transformée par la joie du Christ et par sa compassion avec la souffrance humaine.

Une Eglise qui célèbre son Dieu par une louange renouvelée et une cohérence d’actions quotidiennes dans un monde en souffrance. Cela a des conséquences sur nos manières de célébrer, de chanter, d’être présents auprès des plus démunis de notre société.

Commentaires par Albert-Luc de Haller, septembre 2014