Le système presbytéro-synodal ou Dieu comme seule autorité

L’Eglise protestante de Genève s’organise dans ses grandes lignes selon les préceptes que Calvin mit en place au XVIe siècle. Le système presbytéro-synodal est complexe. A l’inverse de la hiérarchie que l’on retrouve, par exemple, dans l’église catholique, il conçoit l’Eglise comme un corps formé de toutes celles et ceux qui la constituent, et considère que sa gestion est leur affaire commune.

Pour les réformés, « presbytère » signifie le Conseil des anciens (équivalant aujourd’hui au Conseil de paroisse). Le « synode » se réfère à l’Assemblée des délégués, ministres et laïques, provenant des Conseils paroissiaux. A Genève, le synode a pris le nom de Consistoire.

Ces deux collèges s’articulent selon des principes que régissent les démocraties. Les Conseils de paroisses sont élus par la base : c’est à dire les communautés locales, les paroisses ou ministères. Chaque communauté locale envoie des délégués au Consistoire, instance supra-paroissiale. La mission du Consistoire est de gérer les problèmes ne pouvant être traités au niveau local (doctrine, consécration des ministres…).

Le régime presbytéro-synodal constitue ce que l’on pourrait appeler un épiscopat collégial. Cette articulation entre Conseils des paroisses et Consistoire permet une circulation du mode décisionnel. Elle renvoie in fine à la seule autorité de Dieu.

 

 

Les autorités de l’Eglise

  • Le Consistoire
  • Les Conseils de paroisse et de ministère cantonal constitué en association
  • La Compagnie des pasteurs et des diacres

L’autorité de l’Eglise s’exerce solidairement au sein de l’assemblée du Consistoire.

Les organes de l’Eglise

  • Le Consistoire
  • Le Conseil du Consistoire (bureau du Consistoire)
  • La Direction

Source: Constitution de l’EPG, Titre V, Organisation de l’EPG, articles 24 et 26.