Notre réponse au courrier des lecteurs de la Tribune de Genève

Suite à un courrier des lecteurs accusant l’EPG de « privatiser » un bien privé (lire plus bas), nous avons souhaité répondre pour éclaircir la situation et corriger les impressions fausses. 

Propriétaires et locataires, si votre parcelle n’est pas clôturée, attention ! Certains seraient tentés de croire que votre bien est devenu un parc public. C’est la difficulté rencontrée par l’Eglise Protestante de Genève (EPG) qui a renoncé à entourer de grillages la plupart de ses terrains, en particulier celui de Cartigny. Or, à en croire le courrier des lecteurs du 22 février, l’EPG entend construire un immeuble de 21 logements sur un lieu public. C’est totalement faux, le terrain est en mains privées.

Chacun le sait, l’Eglise protestante ne vit que de dons pour payer ses pasteurs et entretenir ses temples. Elle a décidé de valoriser quelques parcelles dont celle de Cartigny pour générer un revenu pérenne.

Le projet mesuré intègre tant les observations de l’Etat que toutes les demandes de la Mairie. La densité très modérée de la parcelle sera de 0.4. La verdure et l’arborisation sont préservées. Les 21 appartements sont prévus pour la location ; l’EPG ne joue pas au promoteur.

L’enjeu du projet  est bien la survie de la paroisse de la Champagne, n’ayons pas peur des mots. Il est vital pour l’EPG et les paroissiens.

Les autres solutions auxquelles le courrier faisait allusion sont totalement utopiques et hors du contrôle de l’EPG.

L’Eglise exerce donc un droit de façon mesurée pour continuer sa mission dans le canton. Est-ce critiquable?

Pour plus d’information sur ce projet, vous pouvez consulter le courrier adressé au groupe d’habitants défavorables au projet. Cette lettre, envoyée dans la semaine du 26 février 2018 vous permet d’avoir les détails de cette situation.

Cliquez sur l’image pour visualiser la lettre.


Courrier des lecteurs du 22 février

Protestants Cartigny, 19 février Certes, nous savons à quel point l’Église protestante de Genève a besoin de rentrées financières. Cependant, de très nombreux habitants de Cartigny sont consternés par le projet de l’EPG de construire des immeubles dans le parc jouxtant le temple et l’ancien centre de rencontre, autrefois cure de la paroisse, bel espace qui accueille depuis très longtemps réunions, agapes festives et fêtes d’enfants. Bien sûr, l’enlaidissement par la densification systématique et non réfléchie des villages est au programme de nos autorités. Mais est-il opportun de gâcher l’environnement naturel d’un bâtiment classé, restauré au XVIIIe siècle, de sacrifier pour d’improbables rentrées financières un parc utile à toute la population de Cartigny… et de créer d’insolubles problèmes de parking et de circulation dans un village aux rues étroites et déjà encombrées? D’autres solutions existent pour construire des logements, elles exigent, il est vrai, de l’imagination et, nous le reconnaissons, beaucoup de travail.
Sylvie Wuarin, Christine Merz