Mardi 13 février 2018

L’Eglise, lieu de refuge. (Deutéronome 19,1-13)


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«La vengeance est un plat qui se mange froid.» Ce proverbe illustre bien l’idée des trois villes d’asile dont notre texte nous parle. Elles devraient éviter des jugements précipités et permettre aux accusés un procès juste. Aujourd’hui nous vivons heureusement dans un état de droit. La vengeance – œil pour œil et dent pour dent – ne devrait normalement plus faire partie de nos coutumes. C’est l’état et son système de justice qui interviennent et l’accusé a bien le droit d’être défendu, au bénéfice du doute. Et pourtant l’idée des villes de refuge existe encore aujourd’hui. La pratique de l’asile ecclésiastique se rattache à cette tradition de refuge dans l’Ancien Testament. Aujourd’hui ce sont des demandeurs d’asile qui ont été refusés qui cherchent dans leur désespoir refuge dans une église. Ce sont des situations exceptionnelles de détresse énorme qui nécessitent un examen attentif et consciencieux de la situation de ces personnes. Mais parfois il est important qu’une paroisse ouvre ses portes et accueille ces hommes et ces femmes. L’asile ecclésiastique peut permettre de prendre du recul, réétudier la situation des demandeurs d’asile et chercher des solutions pratiques pour les cas concrets.

Niels John

Prière: Seigneur, nous te prions aujourd’hui pour les réfugiés et les demandeurs d’asile qui arrivent dans notre pays. Permets-nous de vaincre notre peur et notre indifférence afin que nous puissions être attentifs à leur détresse.  

Référence biblique : Deutéronome 19, 1 - 13

Commentaire du 14.02.2018
Commentaire du 12.02.2018