Vendredi 18 août 2017

Là où est votre trésor… (Luc 12,33-34)


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Un énorme malentendu pourrait naître en lisant ce douzième chapitre de Luc: penser que l’idéal chrétien, c’est la médiocrité économique. Ce n’est pas du tout ce que Jésus veut dire. Ce que le chrétien fait doit toujours être bien fait, et il y a intérêt, pour l’honneur de Dieu, à ce que les entreprises de ceux qui se réclament de lui soient gérées avec intelligence et fructueusement. Ce que le chrétien doit éviter, c’est la passion dévorante du gain. Hier comme aujourd’hui, le remède à cette passion se nomme partage. Témoin ces quelques lignes extraites d’un message de Basile le Grand (Cappadoce, 4e siècle): «Si tu admires l’argent pour la considération qu’il procure, dis-toi que tu auras bien plus d’honneur à être appelé le Père de milliers d’enfants, qu’à compter des milliers de pièces dans ta bourse. Cet argent, il faudra le quitter coûte que coûte. Mais la gloire que t’auront acquise tes actes, tu l’emporteras auprès du Seigneur, et tout le peuple, assemblé autour de tribunal du Juge universel, t’appellera son père, son sauveur et te distribuera tous les noms de la charité…. Sois libéral et magnifique dans tes dépenses pour les indigents. Qu’est-ce qui t’interdit maintenant de partager? Le pauvre n’est-il pas là? L’affamé dépérit; celui qui est nu grelotte; l’endetté se suicide; mais toi, tu remets ton aumône à demain!»

Michel Fallas

Prière: Garde-nous, Seigneur, de refuser un bienfait à celui qui y a droit, et de dire à notre prochain: «Va et reviens, demain je donnerai!» quand j’ai de quoi donner. (cf. Proverbes 3,28)  

Référence biblique : Luc 12, 33 - 34

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