Lundi 18 décembre 2017

Lorsque la mémoire disparaît (Zacharie 1,1-6)


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Récemment, un parent s’offusquait de l’importance donnée dans nos écoles à l’enseignement des atrocités de la Seconde Guerre mondiale. Selon lui, les jeunes doivent être protégés des souvenirs pénibles, car seul l’oubli permet d’éviter la répétition. «N’imitez pas vos pères», lui rétorque le prophète. Nous n’avons pas à répéter les erreurs du passé et pour cela, les connaître est naturellement indispensable! Nous nous interrogeons souvent sur notre difficulté à transmettre notre foi et nos valeurs. Nous nous attristons de la perte de repères chez les jeunes. Mais comment leur parlons-nous de notre histoire? De nos égarements? Nous pensons trop souvent qu’être prophète pour les jeunes générations, c’est les guider dans l’acquisition de bonnes pratiques, de justes connaissances. Les jeunes ont besoin de modèles, certes, mais ils sont bien plus réceptifs à la sincérité qu’à la perfection. Lorsque nous trouvons le courage de leur parler de nos propres échecs, de nos trahisons petites ou grandes, nous leur donnons le signal qu’il est possible d’apprendre et de progresser. «Revenez à moi et je reviendrai à vous», déclare Dieu par la bouche de Zacharie. Lorsque nous affirmons que Dieu revient sans cesse, quels que soient nos détours, alors, en peuple libéré, nous témoignons que c’est vrai: Dieu intervient dans notre histoire.

Ariane Baehni

Prière: Seigneur, tu reviens. Tu es celui qui nous rejoins, et tu nous donnes la force à notre tour, de contourner nos enfermements pour revenir à toi.  

Référence biblique : Zacharie 1, 1 - 6

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