Au printemps passé, la Conférence des Evêques suisses (CES) annonçait emboîter le pas de l’épiscopat français (et apparemment francophone en général) pour l’introduction, dès l’Avent 2017, de la nouvelle formulation liturgique du Notre Père « Ne nous laisse pas entrer en tentation ». L’Eglise protestante de Genève a donc décidé d’ouvrir le débat en septembre 2017 et de procéder à un vote formel à la séance du Consistoire de novembre 2017.

Suite à des débats et discussions nourrissantes, notamment sur l’enjeu œcuménique, l’Assemblée consistoriale a également accepté la nouvelle formule du Notre-Père proposé à l’origine par les catholiques. Et, malgré certaines réticences liées surtout à la précision de la traduction, les membres ont voté en faveur de l’adoption du nouveau texte par la formule suivante:

« En communion oecuménique, le Consistoire donne son assentiment à la formule « Ne nous laisse pas entrer en tentation », proposée pour la sixième demande du Notre Père et retenue pour les Eglises catholiques francophones ; il recommande aux paroisses et lieux d’Eglise d’utiliser cette nouvelle version. »